Ma rupture


« J’étais détruite lorsque mon copain m’a quittée, mais j’ai trouvé mon chemin à travers la douleur ».

Lorsque j’avais quinze ans, je sortais avec ce type plus âgé. Il avait vingt-deux ans et j'étais complètement amoureuse. Cette relation était tellement importante pour moi. Toutes les filles étaient jalouses de moi parce qu’il était tellement sexy. Il me disait que j'étais belle et intelligente et qu'il aimait être avoir moi.

On se promenait en voiture, on louait des films et on allait à des fêtes. Il m’a acheté un manteau de cuir pour mon anniversaire et je me sentais tellement aimée. Je sentais comme s'il était la seule bonne chose dans ma vie. Je détestais l’école et j’ai essayé de me trouver un emploi mais il n’y avait pas grand-chose dans le coin.

Nous étions ensemble depuis environ six mois, quand il est soudain devenu froid et bizarre, comme s'il était à des millions de milles de moi et puis il m’a dit qu’il ne voulait plus être avec moi. Je ne le croyais pas. C’était comme si les mots venaient de très très loin. J’ai tellement pleuré; je ne savais pas qu’on pouvait avoir autant de larmes. Je me sentais très seule. Je ne pouvais croire qu’il voulait rejeter ce que nous avions.

Je voulais en parler à ma mère parce qu'elle avait eu beaucoup de copains mais elle n'était pas là, la plupart du temps, à ce moment là, parce que son copain conduisait un camion et elle partait souvent avec lui. Je m’ennuie beaucoup d’elle quelques fois.

De toute manière, je n’arrivais pas à ne plus penser à lui et j’ai commencé à me demander comment il se sentirait si j’étais morte. Cela le ferait réaliser. Mon amie avait rompu avec son copain à ce moment là aussi et je lui avais dit que nous devrions faire un pacte de suicide. Je le ferai si tu le fais. Elle avait eu l’air paniquée tout de suite, alors j'avais prétendu que c'était une blague. Mais elle était allée le dire à cette femme à l’église qui avait appelé la travailleuse sociale et j’avais dû aller voir le directeur.

J’étais tellement en colère contre tout le monde; je ne voulais même pas leur parler. Après un certain temps, ils m'ont convaincue d'aller voir une conseillère. Elle était assez bonne, j’imagine. Ce que j’aime le plus c’est d’écrire des choses dans mon journal intime. J’écris des poèmes et des histoires; enfin, ce que j’ai dans la tête. Je le garde dans mon sac à dos tout le temps. Je sais que ce n’est qu’un calepin mais cela m’aide à me sentir mieux.

Je bois trop d’alcool parfois, mais je travaille là-dessus. Je pense que j’aurai toujours des sentiments pour mon ex-copain, mais je sais maintenant que je n’ai pas besoin de lui pour me sentir bien avec moi-même.